Longtemps plébiscitée pour investir en Inde, grâce à des conventions fiscales avantageuses, l’Ile Maurice parie désormais sur le dynamisme africain pour attirer les investisseurs étrangers. Et grâce à des taux d’imposition proches de zéro, ce petit bout de terre situé au milieu de l’Océan Indien a quelques arguments à faire valoir… Tout en se défendant d’être un paradis fiscal.

Le Mauricien Richard Arlove est catégorique : pour investir en Afrique depuis la France, l'Ile Maurice est une porte d'entrée de choix. Invité par le CIAN, le conseil des investisseurs français en Afrique, le directeur général de voyaer en Chine la société de gestion Abax Corporate Services égrène les qualités de la petite île perdue au large de Madagascar.

Maurice

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Ancienne colonie française, puis britannique, Maurice est bien classée dans plusieurs études sur le climat des affaires, explique-t-il. Elle est vingtième du "Ease of doing business", l'indice de la Banque mondiale sur la facilité des affaires, bien loin devant le deuxième pays africain, la Tunisie, 51e. Le pays, dont le PNB/hab était de 15.600 dollars (PPP) en 2012, se place également en 8e position de l'index "Economic freedom" de la Fondation Heritage. Le deuxième pays africain, le Bostwana, est classé 27e. "Quant à la France, elle est 70e", fait remarquer le chef d'entreprise.

En réalité, les sociétés offshores peuvent même, si elles obtiennent la licence GBC1, bénéficier d'une considération de crédit d'impôt de 80% sur ses revenus étrangers. D'où un assujettissement à l'impôt sur les revenus à un taux maximum, hors déductions, de… 3% !

D'autant que l'île possède un bon réseau de conventions fiscales : 37 "ratifiées et applicables", selon Richard Arlove, et 23 IPPA (Investment Promotion and Protection Agreement), accord facilitant les relations commerciales.