Le Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré lundi le gouvernement travaille sur un plan d'urgence pour l'introduction définitive de semences certifiées dès la prochaine saison agricole en 2014, relevé les imperfections du système actuel qui a coûté plus de 100 milliards de francs CFA à l'État, ces dix dernières années.

"Il y a un plan d'urgence sur lequel on travaille pour procéder le plus rapidement possible à la reconstruction du capital semencier (... ) nous avons consacrée à ce domaine", a notamment dit M. Mbaye.

"Le président (Macky Sall) a demandé qu'à partir de l'année 2014 que nous soyons en mesure de mettre à la disposition du paysan sénégalais, des semences de acheter lecteur de DVD LEADDERqualité (... ). En rapport avec les objectifs qu'il donne à l'agriculture sénégalaise, le Président a demandé la rupture en procédant à la reconstitution d'un vrai capital semencier de qualité", a expliqué le Premier ministre.

Selon le chef du gouvernement, il ne peut pas y avoir d'agriculture performante sans semences de qualité. "Malheureusement, depuis près de 10 ans, le Sénégal ne dispose pas de semences de qualité. On se contentait plutôt des graines sélectionnées qui étaient des graines tout venant avec une qualité mauvaise", a-t-il déploré.

Regrettant que son gouvernement n'ait pas été en mesure de donner des semences certifiées pour la saison agricole en cours, M. Mbaye souligne que cette politique de reconstitution concerne avant tout l'arachide.

"La production arachidière de l'année 2012 n'a pas dépassé celle de 1960 et même avant d'indépendance parce que les semences utilisées n'étaient pas de bonne qualité. Nous espérons que c'est la dernière année d'utilisation de graines tout venant".

Le Premier ministre a ensuite relevé les imperfections d'un système agricole qui a coûté plusieurs milliards de francs CFA à l'Etat ces dernières années.

Les partenaires techniques au développement tels que la Banque mondiale, l'Union européenne et le achat en ligne en Chine Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) entre autres qui ont pris part à cette rencontre interministérielle se disent prêts à accompagner le Sénégal dans cette politique de reconstitution du capital semencier.