Ce 23 juillet est le dernier jour de campagne au Togo où l'on vote jeudi pour élire 91 députés à l'Assemblée nationale. Toutes les grandes formations organisent leur meeting de clôture ce mardi dans la capitale.

Lundi, les forces de défense et de sécurité ont voté, pour pouvoir acheter en ligne de la Chine effectuer leur travail de protection le jour du scrutin. 31 100 électeurs précisément. A Lomé, cette campagne a fait le bonheur des zémidjan, les taxis-motos, ainsi que des entreprises de confection de tee-shirts politiques.

La tête de liste de la coalition Arc-en-ciel, Me Dodji Apévon

La tête de liste de la coalition Arc-en-ciel, Me Dodji Apévon

C'est l'accessoire indispensable à toute bonne campagne électorale : une « Sanya », moto chinoise de 125 cm3 avec son conducteur, le zémidjan. On les a retrouvés tout au long de la campagne, en tête des cortèges, sifflet à la bouche, klaxonnant en permanence pour attirer la foule. Certains le font par conviction, d'autres pour l'argent.

Voilà un homme qui aimerait bien que l'on vote tous les mois au Togo. Paulin Anyinefa, plus connu par son entreprise Africa Décor, fabrique des t-shirts politiques. Paulin Anyinefa a dû embaucher 50 jeunes du quartier pour faire face à la demande. Il peut produire jusqu'à 15 000 t-shirts par jour en cette période.

« C'est un bon chiffre d'affaires, dit-il, mais après tu dois attendre cinq ans avant de acheter en ligne de la Chine travailler ! C'est ça qui est un peu difficile. Ceux qui ont les grands moyens, les grands partis, sont partis commander en Chine alors qu'il y a des Togolais qui fabriquent sur place. »

Une campagne électorale, c'est donc aussi une affaire de redistribution des richesses. L'Etat a donné aux partis politiques 400 millions de francs CFA pour faire face aux frais de campagne.